Inscription Montée Ados 2015

Lève-toi et marche!

Dimanche 22 février 2015
9h à 19h

Église Saint-Jean-Baptiste
470, rue Saint-Jean

Apporte ton lunch du midi!

Coût: 10$ (sans souper) 

15$ avec souper   (boîte de poulet St-Hubert)

Information et inscription (obligatoire) : Catherine Daigle

Formulaire (Ados)

Formulaire (Accompagnateur)

418 688-1211 poste 239

Catherine.daigle@ecdq.org

 Avis aux animatrices et animateurs jeunesse:  Si vous désirez avoir des affiches couleurs déjà imprimées,  contactez Catherine Daigle.

http://beta.ecdq.org/blog/inscription-montee-ados-2015/

Avion papal: deux nouvelles entrevues de François

 News.va pape

Le pape François a donné de très intéressantes entrevues lors de ses déplacements en Asie la semaine dernière (couverture complète de ce voyage apostolique sur www.news.va).

Les voici en vidéo (KTO) et textes (Agence I.Media).

Dans le vol Sri Lanka-Philippines du 15 janvier
Résumé via Agence I.Media (Liberté d’expression)

Dans le vol Philippines-Italie du 19 janvier
Résumé via Agence I.Media (Paternité responsable, liberté d’expression, voyages)

La remarque du Pape « pour être de bons catholiques, il ne suffit pas de faire comme les lapins » a été beaucoup médiatisée (à 39m de la vidéo précédente). Pistes de réflexion de l’excellent blogue Théologieducorps: La « paternité responsable», antithèse de la morale d’obligation. Pour en connaître plus sur les méthodes naturelles, un dossier complet de la revue Famille chrétienne et la page dans notre section famille.

http://beta.ecdq.org/blog/avion-papal-deux-nouvelles-entrevues-de-francois/

Baisse de demandes d’apostasie: des articles dans les quotidiens de Québec

 

Phénomène rare, deux médias nous ont demandé au même moment des statistiques sur les demandes d’apostasie au sein de notre diocèse. En 2014, seulement 46 personnes ont fait ce geste. Analyse de la question avec notre chancelier, l’abbé Jean Tailleur. 

Le Soleil 

Le Journal de Québec 

http://beta.ecdq.org/blog/baisse-de-demandes-dapostasie-des-articles-dans-les-quotidiens-de-quebec/

† Pierre-André Fournier (1943 – 2015) Vigile à Québec mercredi – Funérailles à Rimouski dimanche – Autocar de Québec et webdiffusion

 2011-09-13a

Pierre-André Fournier (1943 – 2015)
Les événements pour souligner la mémoire de l’archevêque de Rimouski et
président de l’Assemblée des évêques du Québec 

En mémoire de Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski et président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, une vigile de prière présidée par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, aura lieu à Québec ce mercredi 14 janvier à 19 h 30 en l’église Saint-Roch (590, rue Saint-Joseph), où Pierre-André servit comme curé de 1983 à 1995.

Les funérailles de Mgr Fournier seront célébrées par le cardinal Lacroix le dimanche 18 janvier 2015 à 14 h 30 en l’église de Saint-Robert-Bellarmin de Rimouski (233, rue Saint-Laurent Ouest). La cérémonie sera diffusée en direct sur Internet grâce à la collaboration de la webtélé de l’Église catholique de Québec, www.ecdq.tv.

Un transport par autocar nolisé sera offert à partir de Québec au coût de 22 $ pour assister aux funérailles à Rimouski. Le départ se fera à 7 h 30, dimanche le 18 janvier, des Services diocésains de Québec (1073, boul. René-Lévesque Ouest), stationnements gratuits disponibles sur place. (AJOUT: 15 janvier 2015. Merci à tous et à toutes, autocar maintenant complet)

Tous ceux et celles qui souhaitent lui rendre un dernier hommage sont aussi invités à se rendre au grand salon de l’archevêché de Rimouski (34, rue de l’Évêché Ouest) où son corps sera exposé le vendredi 16 janvier et le samedi 17 janvier, de 14 h à 16 h 30 et de 19 h à 21 h 30. Le dimanche 18 janvier, jour des funérailles, la dépouille mortelle sera exposée en chapelle ardente en l’église de Saint-Robert-Bellarmin à partir de midi. Les funérailles auront lieu à 14 h 30, suivies de l’inhumation aux Jardins commémoratifs Saint-Germain de Rimouski.

Les témoignages sur Mgr Fournier peuvent aussi être partagés sur le site Web de l’Église catholique de Québec www.ecdq.org (de nombreuses personnes l’ont déjà fait – hyperlien direct).

Avis de décès: 

MGR PIERRE-ANDRÉ FOURNIER
1943-2015
À l’Hôpital régional de Rimouski, le 10 janvier 2015, nous a quittés à l’âge de 71 ans et 7 mois, Mgr Pierre-André Fournier, demeurant à Rimouski. Mgr Pierre-André Fournier est né le 8 juin 1943 à Plessisville, Québec; il est le fils de Joseph Eudore Fournier, industriel, et de Jeannette Marquis, et le troisième d’une famille de neuf enfants. Il a fait ses études primaires au Collège Saint-Édouard, dirigé par les Frères de l’Instruction chrétienne, et ses études classiques au Collège de Lévis. Entré au Grand Séminaire de Québec en 1963, il est détenteur d’une licence en théologie de l’Université Laval. Il a été ordonné prêtre le 10 juin 1967 par Son Éminence le Cardinal Maurice Roy. Après un séjour d’études en anglais aux États-Unis, il a obtenu une maîtrise en pastorale scolaire à l’Université de Sherbrooke. Par la suite, il a occupé successivement les postes de vicaire à Saint-Jérôme-de-l’Auvergne, d’animateur de pastorale à la commission scolaire régionale Jean-Talon et à la polyvalente de Charlesbourg, de président de deux régions pastorales et d’animateur diocésain de pastorale auprès des jeunes travailleurs chrétiens (J.O.C.). En 1983, l’Archevêque de Québec l’a nommé curé de la paroisse de Saint-Roch, poste qu’il a occupé jusqu’en 1995. De plus, pendant six ans, soit de 1987 à 1993, il a été membre du comité des affaires sociales de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec. De 1995 à 1997, il a été administrateur paroissial de Saint-Pascal-de-Maizerets, jusqu’au moment où il a accepté la responsabilité pastorale des paroisses de Notre-Dame-de-Foy, de Saint-Denys, de Sainte-Geneviève et de Saint-Mathieu, de 1998 à 2003. Au mois d’août 2003, il est devenu directeur diocésain de la pastorale et vicaire épiscopal aux affaires pastorales, poste qu’il occupait au moment de sa nomination comme évêque auxiliaire de Québec le 11 février 2005. Il a été ordonné évêque par Son Éminence le Cardinal Marc Ouellet le 10 avril 2005. Promu neuvième évêque et sixième archevêque de Rimouski le 3 juillet 2008, Mgr Pierre-André Fournier a pris possession de son archidiocèse le 28 septembre 2008. Il a été décoré du pallium par Sa Sainteté le pape Benoît XVI le 29 juin 2009. Devise : « Heureux les pauvres ». 

Il laisse dans le deuil ses frères et sœurs : Monique (Jacques Lamontagne) de Châteauguay, Marc de Granby, Marcel (Yolande Cohen) de Montréal, Roger de Québec, Benoît, d.p. (Françoise Aubré) de Saint-Ferdinand, Pierrette (Normand Gosselin) de Québec, Sarah-Daniel de Magog, Raymonde (Rodrigue Pressé) de Saint-Ferdinand; ses neveux et nièces; son oncle l’abbé Roger Marquis de l’archidiocèse de Sherbrooke; le clergé diocésain de Québec et de Rimouski, les fidèles de l’archidiocèse de Rimouski ainsi que de nombreux amis.

La famille recevra les condoléances au grand salon de l’archevêché de Rimouski, au 34, rue de l’Évêché Ouest à Rimouski, ce vendredi 16 janvier ainsi que le samedi 17 janvier, de 14 h à 16 h 30 et de 19 h à 21 h 30. Le dimanche 18 janvier, jour des funérailles, la dépouille mortelle sera exposée en chapelle ardente en l’église de Saint-Robert-Bellarmin, à partir de midi, au 233, rue Saint-Laurent Ouest à Rimouski. Les funérailles auront lieu à 14 h 30, suivies de l’inhumation aux Jardins commémoratifs Saint-Germain de Rimouski.

Les personnes qui le désirent peuvent faire un don au Fonds Monseigneur-Pierre-André-
Fournier pour les œuvres pastorales de l’archidiocèse de Rimouski (34, rue de l’Évêché Ouest, Rimouski, QC G5L 4H5).

 

 

 

 

http://beta.ecdq.org/blog/%e2%80%a0-pierre-andre-fournier-1943-2015-vigile-quebec-mercredi-funerailles-rimouski-dimanche-autocar-de-quebec-et-webdiffusion/

† Pierre-André Fournier nous a quittés. Vos témoignages + revue de presse

 

Mgr Pierre-André Fournier

Nous venons de partager ici l’information sur le décès de notre ami et ancien évêque auxiliaire Pierre-André Fournier. Vous l’avez connu? Partagez-nous votre témoignage dans les commentaires ci-bas. Unis dans la prière.

AJOUTS
Le témoignage de Gilles Kègle dans les médias.
Le Soleil
Radio-Canada

Revue de presse des funérailles du 18 janvier 2015
Radio-Canada
L’Avantage de Rimouski
Journal de Québec

Intégral des funérailles via notre webtélé ECDQ.tv

http://beta.ecdq.org/blog/pierre-andre-fournier-nous-quitte-vos-temoignages/

Décès de Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski et président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec

Nous avons appris aujourd’hui la nouvelle du décès de Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski et président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec.

Voici l’avis de décès paru sur le site de l’archidiocèse de Rimouski.

Nous recommandons à vos prières :

 

 

 

 

 

MONSEIGNEUR PIERRE-ANDRÉ FOURNIER
Archevêque de Rimouski

Rimouski (Québec). – C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski et président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, survenu subitement à midi trente ce samedi 10 janvier 2015, à l’âge de 71 ans et 7 mois à l’Hôpital régional de Rimouski.
Le peuple de Dieu est invité à prier pour lui.
Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

« Qu’il repose en paix… »

 

Voici la déclaration de son ami, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec:

« Nous partageons la grande tristesse de sa famille et de l’archidiocèse de Rimouski. Mgr Pierre-André Fournier était tellement aimé au sein de l’archidiocèse de Québec, son diocèse d’origine où il servit, entre autres, comme évêque auxiliaire. Tournés vers le Seigneur en ce moment de peine, qu’Il nous donne l’espérance et la force de vivre ce moment. »

La biographie de Mgr Fournier est disponible sur le site de l’archidiocèse de Rimouski.

Prions pour notre frère +Pierre-André.

 

 

http://beta.ecdq.org/blog/deces-de-mgr-pierre-andre-fournier-archeveque-de-rimouski-et-president-de-lassemblee-des-eveques-catholiques-du-quebec/

La Fête interculturelle soulignera les événements tragiques de la semaine en France et ailleurs dans le monde

Prier et travailler pour la paix 

La Fête interculturelle de l’Église catholique de Québec de ce dimanche 11 janvier 2015 soulignera les événements tragiques de la semaine en France et ailleurs dans le monde. « Tous ceux et celles qui désireront prier pour la paix après cette semaine chargée en émotions seront inviter à le faire lors de cette célébration eucharistique rassemblant toutes les cultures  » a partagé celui qui présidera l’événement, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec. « Le volet festif sera sobre, mais nous devons plus que jamais célébrer la richesse interculturelle sous le signe de la paix dans le monde, une paix en laquelle nous aspirons tous et toutes ».

Le rassemblement se déroulera à l’église Saint‑Ignace‑de‑Loyola (3325, rue Loyola, arrondissement de Beauport) dès 14h. Année après année, cette fête demeure l’un des plus grands rassemblements annuels des communautés culturelles de la grande région de Québec. À l’invitation du cardinal Lacroix, toutes et tous sont invités à venir célébrer sous le thème « Je ferai avec vous une Alliance éternelle » (Isaïe 55,3). Les récents événements de l’actualité internationale interpellent : la célébration rappellera l’Alliance de Dieu avec l’humanité et invitera à prier pour la paix dans le monde. Habituellement célébrée lors de l’Épiphanie, la fête interculturelle sera soulignée cette année lors du dimanche du Baptême de Seigneur. L’animation musicale sera confiée à quatre chorales : latino-américaine, burundaise, vietnamienne et néocatéchuménale.

Une rencontre fraternelle, avec animation pour les enfants, suivra la célébration. Toute l’information sur l’événement se trouve sur la page www.ecdq.org/feteinterculturelle.

 Quoi ?            Fête interculturelle de l’Église catholique de Québec

 Quand ?       11 janvier 2015 à 14 h

 Où ?               Église Saint-Ignace-de-Loyola

                        3325, rue Loyola, arrondissement de Beauport, Québec

Photos de l’édition 2014 https://www.flickr.com/photos/abelda/sets/72157639500003926/

Vidéo de la célébration 2013 http://new.livestream.com/ecdq/feteinterculturelle2013

Reportage vidéo sur l’édition 2012 sur notre webtélé ECDQ.tv (4 minutes)

http://beta.ecdq.org/blog/la-fete-interculturelle-soulignera-les-evenements-tragiques-de-la-semaine-en-france-et-ailleurs-dans-le-monde/

Le mal est-il compatible avec Dieu ?

 

Lors de chaque tragédie, catastrophe ou drame humain, la question du mal et de Dieu revient en nos têtes et nos coeurs.

Voici une réflexion des Fraternités monastiques de Jérusalem (source) sur cette question qui nous interpelle particulièrement après l’attentat terroriste à la rédaction du Charlie Hebdo à Paris le 7 janvier 2015 (réactions officielles de l’Église catholique via le site de la Conférence des évêques catholiques du Canada):

 

Le mal est-il compatible avec Dieu ?

Lorsque je débats de religion avec des non-croyants, je crois parvenir à répondre à leurs objections, sauf sur un point : l’explication des grandes catastrophes, de la maladie, qui touchent des gens «bien» et/ou innocents. On peut expliquer le mal dans l’homme mais comment expliquer le mal naturel ou l’absence d’intervention du divin face à l’injustice ? Car enfin Dieu par définition est omnipotent, pourquoi n’intervient-il pas ? Je n’ai jamais entendu de réponse satisfaisante sur ce sujet (elles sont tirées par les cheveux la plupart du temps). Par ailleurs, si Dieu prend des décisions qui contreviennent à l’humanité la plus élémentaire, comment pourrions-nous encore le louer ou avoir foi en lui ?

Question incontournable, pierre d’achoppement pour beaucoup sinon pour tous… la question du mal. On peut la formuler ainsi : ou bien Dieu est tout-puissant et puisque le mal existe, c’est qu’il n’est pas tout-aimant, qu’il ne veut pas vraiment le bonheur de l’homme ; ou bien Dieu n’est pas tout-puissant, puisqu’il ne peut faire que le mal ne soit pas, que l’homme ne souffre pas, que le malheur n’affecte pas l’innocent… On est obligé de répondre à cela !

Je répondrai en plusieurs temps : tout d’abord, il est sûr qu’il faut commencer par prendre la mesure de la difficulté sans en éprouver ni peur ni honte. La question de la persistance du mal dans l’histoire – et dans notre propre histoire – relève du mystère, car en effet nous croyons en un Dieu bon, qui veut le bonheur de l’homme. La foi est aussi parfois une marche à l’obscur et il faut aussi pouvoir y consentir. Une réponse trop facile, trop rapide, sonne souvent creux ou bien a l’air un peu «tirée par les cheveux» comme vous le dites vous-même ! Il y a un mystère et Dieu ne nous épargne pas le mystère ; il nous invite à lui faire confiance.

Cependant nous ne sommes pas cantonnés dans un pur acte de foi d’où serait exclue toute implication de l’intelligence. Ni le mal ni la mort ne sont voulus par Dieu, atteste l’Écriture : «Dieu n’a pas fait la mort, il ne prend pas plaisir à la perte des vivants. Il a tout créé pour l’être ; les créatures du monde sont salutaires, en elles il n’est aucun poison de mort, et l’Hadès ne règne pas sur la terre» (Sagesse 1,13-14). Cependant la possibilité, déposée dès l’origine dans la créature, de dire non à Dieu est la porte par laquelle le mal peut se frayer un chemin. Dieu a voulu que l’homme soit libre devant lui. Non pas prédestiné au bonheur, comme un automate qui n’aurait d’autre chemin que celui de la sainteté – y aurait-il même une sainteté dans ces conditions ? Probablement pas… –, mais un homme, une femme capable de choisir le bien, de choisir l’amour que Dieu lui porte pour y répondre de tout son être et le rayonner en amour de ses frères jusqu’au don de sa propre vie.

Deux lieux peuvent nous aider à comprendre davantage ce mystère : 1. Le récit de la création et de la chute et notre propre cœur.

Le récit de la création et de la chute (Genèse 1-3) offre une réponse narrative à votre question. Preuve, s’il en était besoin, que la question n’est pas neuve ! Il pose plusieurs affirmations : l’homme a été créé par Dieu pour être le libre partenaire de son amour paternel et divin. Le mal n’est ni en lui ni en Dieu mais il est un possible, permis par Dieu, que le récit fait intervenir sous la figure du «serpent». Par le biais de la «tentation», l’homme se laisse séduire par la perspective d’être «comme Dieu».Quelque chose se brise alors : l’homme ne peut plus vivre dans la communion filiale avec son Dieu. Et Dieu lui-même ne trouve plus le cœur de son fils : «Où es-tu ?», l’appelle-t-il en le cherchant dans le jardin. La brisure qui coupe l’homme de Dieu est la même qui affecte tout le créé, comme par ricochet : «Maudit soit le sol à cause de toi ! À force de peines tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardons et tu mangeras l’herbe des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré» (Genèse 3,17-19). Ce qui est montré ici, ce n’est pas autre chose que la solidarité de tout le créé. Parce que l’homme domine toute la création, il entraîne avec lui tout le créé. Il ne s’agit pas de dire que les catastrophes naturelles, par exemple, lui sont imputables directement, évidemment ; mais il s’agit seulement de prendre conscience que le monde est un en face de Dieu et que le seul être doué de liberté ayant fait le choix de récupérer cette liberté pour être «comme Dieu» plutôt que pour être son fils, c’est tout le créé qui en est mystérieusement marqué.

L’autre lieu en direction duquel il nous faut regarder pour mieux comprendre encore, c’est notre propre cœur. Le mal que nous percevons le mieux est celui qui nous affecte, qui nous est extérieur ; mais en réalité, tout ce qui se voit du mal dans le monde, habite aussi notre propre cœur. Là encore, il ne s’agit pas d’accuser – et encore moins de se culpabiliser ! – mais plutôt de prendre conscience de façon toujours plus aigüe de cette solidarité profonde, il faudrait presque dire ontologique, du monde créé et en tout premier lieu des créatures libres que sont les hommes. Etty Hillesum, jeune femme juive morte en camp en 1942, écrivait ces mots brûlants qu’on a souvent du mal à lire : «Toutes les catastrophes procèdent de nous mêmes. Et pourquoi est-ce la guerre ? Peut-être parce que j’ai parfois tendance à enguirlander mes semblables. Parce que nous n’avons pas assez d’amour en nous, moi-même, mon voisin, tout le monde. Et l’on peut combattre la guerre et toutes ses séquelles en libérant en soi l’amour, chaque jour, à chaque instant, et lui donner une chance de vivre» (Journal, 28 mars 1942). L’inimitié, la haine, la violence, et toutes les sortes de passions possibles peuvent aussi trouver leur expression dans notre propre cœur. Le mal n’est pas seulement ce qui m’opprime mais aussi ce qui peut sortir de mon cœur et blesser l’autre, le monde qui m’entoure. Un tel regard fait naître en nous la miséricorde à l’égard de tout pécheur.

Et Dieu dans tout ça ? Dieu ne pourrait-il pas tout balayer d’un revers de main ? Nous débarrasser de cette plaie incessante qu’est l’infinie douleur du monde ? Il le pourrait en théorie, car il est bien le Tout-Puissant, mais ce n’est pas ce qu’il choisit de faire. La manière de Dieu n’est pas d’imposer sa puissance mais de proposer son amour qui est l’expression parfaite et absolue de sa toute-puissance. Nous pensons, nous, la puissance comme un instrument capable de triompher visiblement de ce qui représente un obstacle devant elle ; mais Dieu a une autre vision de la toute-puissance : il choisit de diminuer, de prendre le chemin qu’a pris sa créature, chemin de l’éloignement qui conduit à la mort. Autrement dit : Dieu choisit de s’incarner et de mourir sur la croix. C’est ainsi et pas autrement qu’il triomphe du mal. Dès lors, il n’y a plus aucune souffrance qui ne soit habitée par sa présence, aucun malheur qui ne l’affecte au travers de la chair de son Fils. «Dieu a pitié et compassion, écrit Origène. Il souffre une passion d’amour».

Au malheur des hommes, ajoutons donc le malheur de Dieu ! aura-t-on peut-être envie de dire… et on sera bien avancé !… Non, car le dernier mot n’est pas celui du malheur mais celui de la résurrection. En Jésus, Dieu a donné la réponse qu’il donne au mystère du mal tout entier : il fait passer de la mort à la vie, de la peine à la joie. Ce qu’il a fait pour et en son Fils, il le fait déjà et il le fera encore au long du temps pour tout le créé. C’est dans l’histoire qu’il se dit et se donne comme le Dieu de la vie, même si nous n’en voyons encore que les prémices. C’est dans l’histoire que, peu à peu, se manifeste le mystère de son amour à l’œuvre dans nos vies et dans le monde. «Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face» (1 Corinthiens 13,12).

 
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Attentat terroriste au Charlie Hebdo à Paris – En communion avec l’Église de France, l’Église catholique de Québec «condamne et rappelle l’exigence de la fraternité»

 

AJOUT – Les cloches de notre cathédrale Notre-Dame de Québec sonnera le glas à midi le 8 janvier en solidarité avec Notre-Dame de Paris qui a lancé l’initiative en ce jour de deuil national en France. Une messe suivra où nous prierons particulièrement pour les victimes et leurs familles.

En communion avec l’Église de France, l’Église catholique de Québec condamne fermement l’attentat terroriste de ce matin à la rédaction du journal Charlie Hebdo et rappelle « l’exigence de la fraternité ».

Elle partage chacun des mots choisis par la Conférence des évêques de France dans son communiqué publié aujourd’hui.

L’Église en France condamne et rappelle l’exigence de la fraternité

La Conférence des Évêques de France tient à exprimer sa profonde émotion et l’horreur que provoque l’attentat perpétré au siège du journal Charlie Hebdo.

A l’heure actuelle, ce sont 12 personnes qui ont été assassinées lors d’une attaque organisée tandis que plusieurs autres sont encore entre la vie et la mort.

L’Église en France adresse d’abord ses pensées aux familles et aux proches des victimes qui se trouvent face à l’horreur et à l’incompréhension. Elle assure aussi la rédaction et l’équipe de Charlie Hebdo de sa grande tristesse.

Une telle terreur est évidemment inqualifiable.

Rien ne peut justifier une telle violence.

Elle touche de plus la liberté d’expression, élément fondamental de notre société.

Cette société, constituée de diversités de toutes sortes, doit travailler sans cesse à la construction de la paix et de la fraternité. La barbarie ainsi exprimée dans cet assassinat nous blesse tous.

Dans cette situation où la colère peut nous envahir, nous devons plus que jamais redoubler d’attention à la fraternité fragilisée et à la paix toujours à consolider.

Mgr Olivier Ribadeau Dumas
Secrétaire général de la Conférence des Évêques de France, Porte-parole.

 

Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, a tenu à ajouter ces quelques mots :

 «En retraite avec les évêques du Québec, je porte dans mes prières la famille de Charlie Hebdo. Tuer au nom de Dieu est une horreur indicible.

Nous avions déjà prévu prier pour la paix dans le monde lors de la fête interculturelle de dimanche prochain à Québec. Nous ne pourrons passer sous silence cette tragédie lorsque nous le ferons tous et toutes ensemble réunis à l’église Saint-Ignace-de-Loyola.»

 

 

http://beta.ecdq.org/blog/attentat-terroriste-au-charlie-hebdo-paris-en-communion-avec-leglise-de-france-leglise-catholique-de-quebec-condamne-et-rappelle-lexigence-de-la-fraternite/

Grand rassemblement des communautés culturelles ce dimanche: la Fête interculturelle – AJOUT

  

Vitrine-fete-interculturelle

 

AJOUT – 7 janvier 2015

Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, a tenu à ajouter ces quelques mots :

 «En retraite avec les évêques du Québec, je porte dans mes prières la famille de Charlie Hebdo. Tuer au nom de Dieu est une horreur indicible.

Nous avions déjà prévu prier pour la paix dans le monde lors de la fête interculturelle de dimanche prochain à Québec. Nous ne pourrons passer sous silence cette tragédie lorsque nous le ferons tous et toutes ensemble réunis à l’église Saint-Ignace-de-Loyola.»

La Fête interculturelle de l’Église catholique de Québec aura lieu ce dimanche 11 janvier 2015, à 14h, à l’église Saint‑Ignace‑de‑Loyola (3325, rue Loyola, arrondissement de Beauport). Année après année, cette fête demeure l’un des plus grands rassemblements annuels des communautés culturelles de la grande région de Québec. À l’invitation du cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, toutes et tous sont invités à venir célébrer sous le thème « Je ferai avec vous une Alliance éternelle » (Isaïe 55,3). Les récents événements de l’actualité internationale interpellent : la célébration rappellera l’Alliance de Dieu avec l’humanité et invitera à prier pour la paix dans le monde. Habituellement célébrée lors de l’Épiphanie, la fête interculturelle sera soulignée cette année lors du dimanche du Baptême de Seigneur. L’animation musicale sera confiée à quatre chorales : latino-américaine, burundaise, vietnamienne et néocatéchuménale.

Une rencontre fraternelle, avec animation pour les enfants, suivra la célébration. Toute l’information sur l’événement se trouve sur la page www.ecdq.org/feteinterculturelle.

Quoi ?            Fête interculturelle de l’Église catholique de Québec

Quand ?       11 janvier 2015 à 14 h

Où ?               Église Saint-Ignace-de-Loyola
                        3325, rue Loyola, arrondissement de Beauport, Québec

 Photos de l’édition 2014 https://www.flickr.com/photos/abelda/sets/72157639500003926/

Vidéo de la célébration 2013 http://new.livestream.com/ecdq/feteinterculturelle2013

Reportage vidéo sur l’édition 2012 sur notre webtélé ECDQ.tv (4 minutes)

 

http://beta.ecdq.org/blog/grand-rassemblement-des-communautes-culturelles-ce-dimanche-la-fete-interculturelle/