Que retenir de l’abbé Raymond Gravel?

Raymond Gravel

Les réactions sont nombreuses suivant le décès de l’abbé Raymond Gravel, qui a succombé à un cancer du poumon à l’âge de 61 ans.

Il était, sans l’ombre d’un doute, l’un des prêtres les plus connus et appréciés au Québec.

Grand croyant, son amour du Christ était contagieux.

L’abbé Gravel n’avait pas peur de prendre la parole. Oui, il a remis en question plusieurs des enseignements de son Église (que j’aurais aimé échanger avec lui pour lui partager ce que je considère pourtant d’une profonde sagesse évangélique!), mais il a toujours choisi de poursuivre sa mission au sein de l’Église catholique, qu’il aimait. Je me suis retrouvé une seule fois au même micro que l’abbé Gravel, quelques heures après l’élection du pape François. Nous étions tous les deux sur la même longueur d’ondes, ce nouveau pape était un choix extraordinaire comme successeur de saint Pierre. 

Son témoignage de vie a inspiré beaucoup de Québécois et Québécoises. Je suis sûr qu’il aimerait que ses compatriotes se rappellent que son humanisme était profondément enraciné dans les Évangiles. Voici d’ailleurs son témoignage de foi en vidéo (avril 2014).

Nos condoléances à sa famille et ses proches. Ses funérailles auront lieu ce vendredi 14 h à la cathédrale de Joliette.

Et vous, que retenez-vous de la vie de l’abbé Raymond Gravel ?

 

À propos de Jasmin Lemieux-Lefebvre

Communications, Église catholique de Québec

13 réponses à Que retenir de l’abbé Raymond Gravel?

  1. Richard Tremblay dit :

    N’ayant jamais croiser l’abbé Gravel, seulement pour l’avoir vu à la télévision à différentes reprises, je pense qu’il faut retenir de lui qu’il était un grand homme de foi et de convictions. Être capable de manifester du courage, cela demande une force intérieure. Il demeurait profondément humain aussi. La vie n’a pas toujours été facile pour lui non plus. Je pense qu’il insistait sur la place publique sur des questions importantes, sur le dialogue vrai et nécessaire entre les humains que nous sommes. Son langage prophétique a sans doute remué certains d’entre nous et c’est tant mieux si cela fut positif et pour un avancement individuel et collectif dans notre société où bien des gens se taisent devant des situations tragiques. Nous avons, je pense, besoin de ce genre de personnalité.

  2. Pierre Brassard dit :

    L’abbé Raymond Gravel a parler beaucoup dans sa vie (en étant à l’écoute d’un discours convenu de gauche) pour finalement mourir car il fumait beaucoup. Il n’a pas écouté le gros bon sens en arrêtant de fumer. Il serait encore de ce monde sans la cigarette.

    Eh oui, la cigarette tue.

    Sur un autre plan, il faut rester critique avec son « œuvre ». Il n’a pas transmis à d’autres plus jeunes ses idées. Je doute qu’il y ait d’autres Raymond Gravel dans l’épiscopat québécois pour l’avenir.

  3. Onésime Nesrad dit :

    Au risque de violer l’adage de mortuis nihil nisi bonum, je voudrais faire preuve de la même franchise légendaire que celle de Raymond Gravel, disons pour lui faire honneur. Sans doute Raymond Gravel avait-il des talents de communicateur remarquables et un charisme indéniable. Mais ce qui le distingue, c’est quelque chose de moins positif : la contradiction qu’il incarne en tant que prêtre catholique qui se met en opposition avec l’Église catholique. Je ne vois rien de grand là-dedans, seulement de la rébellion. Pensons au juge ou au policier qui décide qu’il n’est pas d’accord avec la loi, donc il décide de ne plus l’appliquer, ou l’enseignant qui n’approuve pas le curriculum, alors il choisit d’enseigner ce qui lui plaît, tout en conservant son statut d’enseignant. Ces personnes seraient considérés comme de mauvais juge, policier ou enseignant. C’est pourquoi je considère que si Raymond Gravel était un homme bon, il était un très mauvais prêtre.

    • Marie Caron dit :

      Selon monsieur Nesrad, Raymond Gravel était un homme bon mais un mauvais prêtre.
      S’il faut être soumis au pape et aux commandements de l’Église pour être catholique, force est de constater que cette religion est en voie de disparition. Bien des gens se disent catholiques mais ils ont chacun leur définition personnelle très variée.
      Personnellement j’ai beaucoup aimé Raymond Gravel, ce prêtre humain, sincère, honnête. Il a témoigné de son amour au Christ pendant sa vie, il a fait du bien autour de lui et son rayonnement n’est pas près de se terminer.

  4. Georges Buscemi dit :

    « Grand croyant, son amour du Christ était contagieux.» Or, il est écrit : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime» (Jean 14,21) Donc aimait-il le Christ, ou lui même?

    Il a rejeté des pans entiers de doctrine (avortement, euthanasie, mariage, sacerdoce, présence réelle, miracles niés, etc.). Encore une fois, on peut lire: « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé. » Alors en rejetant les enseignements de l’église, c’est le Christ qu’il a rejeté.

    Il a été admiré par une grande partie de la population. La raison est simple: la majorité des québécois ont apostasié.

    L’abbé Gravel fut un homme très talentueux qui a su incarner l’esprit de révolte du Québec de la 2e moitié du 20e siècle. Le Québec se portera mieux sans son influence.

    • Merci, Georges Buscemi de nous éclairer à travers tous ces commentaires, M. Onésime Nesrad a bien fait ça aussi, félicitations a vous deux! Nous sommes plusieurs catholiques qui se font influencer par ceux qui sont moins éclairer par nos saints et saintes du temps passer. Mais, merci Seigneur pour votre grande miséricorde, nous avons toujours des prophètes dans notre temps qui parle encore pour nous guider et qui veulent encore écouter nos saints et saintes.
      Pour le commentaire de Suzanne, vous avez très bien parler mais au lieu d’écrire la dernière phrase, personnellement, j’aurais dit, « prions pour le repos de l’âme de l’abbé Gravel » et il ne faut pas oublier que Lifesite News et Quebec-Vie a essayer de dénoncer ses déclarations contre les droits du fœtus.
      Et M. Roussel, je ne suis pas en train de juger l’abbé Gravel, je veux seulement déclarer qu’il y un erreur dans ses paroles dans le passer! C’est Dieu le Père au ciel qui va le juger!
      Et finalement, c’est plus facile de prendre la grande route au lieu de prendre la porter étroite pour suivre le Seigneur, et c’est bien évident que la grande majorité choisissent la grande route facile.

  5. Jean-Paul Joseph dit :

    Il faut prier pour le repos de l’âme de l’abbé Gravel… Non seulement faut-il prier pour lui, car il a fait beaucoup de tort à l’Église en discréditant ses enseignements, mais également prier pour ceux qui, au sein des autorités de l’Église, l’auront laissé agir ainsi. Ne dit-on pas « qui ne dit mot consent… ». Ou alors, au minimum, c’est le péché d’omission. En tant que chrétien et catholique, il nous faut assumer son identité et y être cohérent… Autrement, vaut mieux ne pas prétendre faire partie de cette Église, encore moins en tant que prêtre !

  6. Pierre Brassard dit :

    Oui il faut prier et retenir une leçon pour l’avenir du magistère de Gravel: les évêques doivent avoir plus de jugement et de discernement. Il en va de leurs crédibilités.

  7. Suzanne dit :

    Ce que je retiens de lui c’est son opposition à la doctrine catholique, et surtout son opposition aux droits du foetus.

    Courageux? En quoi le courage est une bonne chose, lorsqu’on combat le bien. Il était *contre* la protection des enfants à naître. Je me rappelle, lorsque j’étais enceinte avec ma troisième, il a voté contre le bill qui reconnaîtrait le foetus comme victime du crime. Il a voté contre! Lui qui est supposé être pour les plus faibles! Ce grand « défenseur » de la justice sociale. Il est assez lucide pour reconnaître que l’avortement est un péché, mais pas assez lucide pour reconnaître que le foetus en tant qu’être humain a des droits? Quelle sorte de « justice sociale » que c’est?

    Son excuse était encore plus pathétique. C’est parce qu’il ne voulait pas « criminaliser » ou condamner les femmes. Comme si les droits dépendaient sur les personnes qui les défendent. *Même* si c’était vrai, il aurait pu défendre les droits du foetus à sa manière. Mais il a refusé.

    Et tout ça en retroussant le nez aux doctrines catholiques, et l’Église québécoise l’a embrassé parce qu’il attirait de l’attention médiatique, et tout le monde l’aimait, Je n’ai jamais vu aucun personnage catholique le dénoncer. Aucun. Il s’opposait aux doctrines catholiques les plus fondamentales (même la résurrection litérale de Jésus! eh c’est fort!)

    Mais tout ça c’est pas important. L’important c’est que c’était un prêtre ben gentil que tout le monde aimait.

  8. Maurice Roussel dit :

    Il y a eu Jésus qui a dit à la bonne société de l’époque: «Que celui qui est sans péché lance la première pierre». Raymond Gravel a prêché la même chose toute sa vie. Il y a encore des pharisiens de nos jours qui se croient au dessus des autres mais il y a toujours, heureusement, des publicains qui préfèrent rester dans le dernier banc de l’église et se juger eux mêmes. C’est avec eux que Raymond Gravel se tenait le plus souvent.

  9. Gilles Baribeau dit :

    Je ne me suis jamais reconnu dans les propos de l’abbé Gravel qui avait le don d’aller constamment à l’encontre de l’enseignement de l’Église. Sur un plan personnel, il était sans doute un homme bon et charitable, mais comme comme prètre catholique, il n’était certainement pas un modèle à proposer.
    Que le Seigneur, juge ultime, veille sur lui !

    • Marie Caron dit :

      On s’entend pour dire que l’abbé Gravel était un homme chrétien et bon.
      Mais quelle est la définition d’un prêtre catholique ?

  10. Jean-Luc Côté dit :

    À la lecture de certains commentaires, la première chose qui me vient à l’esprit c’est sépulcres blanchis! Le message de l’abbé Gravel en était un d’amour d’inclusion et de compassion. Il me semble donc beaucoup plus proche de celui du Christ que celui tenu par la hiérarchie de l’Église au cours des siècles. Avec l’arrivée du pape François un retour au véritables valeurs chrétiennes est possible. C’est peut-être la dernière chance de survie de cette institution.

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