C’est décidé : je ne regarde plus les bulletins d’informations. Autant dire « bulletin de désinformations »… ou du moins d’informations partielles. Dites moi, QUI a décidé que les « nouvelles », c’est tout ce qui se passe de négatif sur la planète ? Le téléjournal de 18h, peu importe le poste, est une succession de faits divers ayant pour sujet meurtres, vols, fraudes, coups d’état et catastrophes naturelles. Et de temps à autre, comme pour contrebalancer le tout et nous prouver que quand même il y a de l’espoir dans le monde, une histoire touchante d’un enfant malade miraculé.
Et si c’était le contraire ? Si nos journaux, radios, télévisions et ordinateurs nous bombardaient plutôt de récits de succès, de réussites démocratiques, de morts évitées, de vies éclatantes ? Je reste persuadée que les bonnes nouvelles restent majoritaires. Pourtant on s’évertue à nous vendre du tape-à-l’œil violent et destructeur. « C’est ce que les gens veulent entendre », nous dit-on. C’est ce qui attire les cotes d’écoute. N’avons-nous pas tous un petit côté voyeur qui se plait dans la misère des autres, par fausse empathie ou par curiosité ?
Mais nous sommes beaucoup plus grands que ça ! Beaucoup plus bons ! Ce qu’une certaine part de la société et de la culture nous sert, ce n’est pas nécessairement ce que nous désirons ou ce dont nous avons besoin comme être humains pour nous épanouir.
À quand une vraie source de « nouvelles » ? Pour annoncer les joies et bonheurs de ce monde. Et oui, pour dénoncer aussi les injustices, mais toujours dans le but de construire. Tiens, je vais lancer un tel journal. Je l’appellerai « Bonne Nouvelle ».